La Digitale Detox vue par Canal+

Il y a 10 ans, personne n’aurait jamais pensé réaliser un film documentaire sur une personne se privant de son portable pendant 3 mois. Ce sujet n’avait rien d’exceptionnel, et pourtant, il s’agit d’un problème de plus en plus commun chez des millions de personnes.

Une déconnexion qui peut nous ouvrir les yeux

Autres temps, autres mœurs, car même si une telle période ne semble pas si lointaine, entre 2000 et 2015 les comportements ont largement changé. Le portable est devenu un objet central dans notre quotidien. C’est en partie pour souligner cela que le journaliste de Canal+ Pierre-Olivier Labbé s’est imposé une digitale detox pendant 90 jours qu’il raconte via un documentaire.

Pas d’internet, pas de smartphone pendant 3 mois

Le journaliste Pierre-Olivier Labbé s’est inspiré de confrères étrangers qui se sont eux aussi lancés dans une detox digitale. C’est durant la période allant du 1er septembre au 1er décembre 2014 que le journaliste de Canal+  ne s’est pas connecté une seule fois à Google, Facebook, Twitter, Skype, à sa boîte mail et bien d’autres plateformes.

Auparavant, il consultait son smartphone environ 150 fois par jour, essentiellement pour internet, dont 3 heures par jour sur Facebook, mais aussi beaucoup (trop) de temps sur Twitter, Snapchat et d’autres plateformes à (très) faible valeur ajoutée dans la majeure partie des cas.

Comme il le dit, son portable était « un prolongement de moi-même ». Nul ne doute qu’il était un Phubber en puissance

Autrement dit, la digitale detox n’était pas gagnée d’avance. C’est la raison pour laquelle il a d’abord débuté par une pause de 5 jours en Lozère (boum!), loin de tout et sans connexion internet.

Pas de GPS et à lui la carte routière

Le premier problème a donc été de ne pas utiliser de GPS, mais de reprendre la bonne vieille carte routière. Mais, c’est surtout de retour sur Paris que Pierre-Olivier Labbé a ressenti plus de difficultés lui qui se dit passionné par l’évolution technologie et un grand utilisateur d’internet au quotidien.

Dans un premier temps c’est le côté pratique qui lui a manqué : virements bancaires, Google Maps, achats de billets de train par internet, etc…Puis, après 2 mois, ce sont les réseaux sociaux pour lesquels il a ressenti « une véritable désociabilisation » (l’effet trompeur de n’être au courant de rien).

Le journaliste précise aussi qu’il n’aurait surement pas pu résister si son expérience s’était prolongée jusqu’à début janvier (notamment suite aux évènements tragiques survenus durant cette période).

Un documentaire intéressant et qui porte à réflexion

En plus du quotidien de Pierre-Olivier Labbé durant sa digitale détox, le documentaire évoque également Séoul, la ville la plus connectée au monde, et la Silicon Valley où est née la detox digitale, notamment à travers des interviews. Au final, le film est particulièrement réussi puisqu’il est à la fois informatif, surprenant, sérieux et amusant.

On découvre aussi les bienfaits de cette digitale detox pour lutter contre la dépendance à internet et à notre smartphone dont nous sommes en quelque sorte  esclaves.

La calvaire des notifications et des messages Push

Suite à cette cure, Pierre-Olivier Labbé a changé certaines de ses habitudes : plus de notifications sur son smartphone, plus d’utilisation de son portable comme réveil, et, de réels moments de déconnexion lorsqu’il est avec ses proches.

Malgré tout, il précise que dans les années à venir, il sera de plus en plus difficile de se déconnecter, et va même plus loin en affirmant que la déconnexion sera un luxe. Il illustre ses propos en prenant l’exemple d’un grand hôtel place Vendôme qui propose une « Nuit Déconnectée » qui est plus chère qu’une nuit avec Wi-Fi….

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