Ce que cache cette dépendance à notre smartphone…

L’hyper-utilisation de notre smartphone dissimule généralement beaucoup plus de choses que l’on pense. Bien sûr, tout cela dépend du profil, mais les études à ce sujet se multiplie. Néanmoins, on retrouve plusieurs points communs aux hyper-connectés.

Addiction à son smartphone : Un problème social qui pourrait paraitre paradoxal

Internet est un moyen de communication, surtout depuis le développement du web 2.0. Au départ, il y a eu les blogs, les chats, les forums, puis les sites de rencontres et les réseaux sociaux.

Le web est devenu une plateforme sociale sur laquelle les gens vont pouvoir discuter, échanger des infos, des documents et des fichiers. Il existe désormais des réseaux sociaux de tous les genres et internet regorge de données sur ses utilisateurs.

Exister sur internet est une obligation

Cette façon d’utiliser internet s’est renforcée avec l’arrivée des smartphones permettant de se connecter et de participer aux échanges à tout moment et depuis n’importe quel endroit.

Petit à petit nous sommes devenus dépendants de cette façon de faire, et c’est encore plus vrai pour les jeunes générations qui sont nées avec (les pauvres…). Il faut exister sur internet, donner son avis, partager ses goûts et ses passions, avoir des amis.

Aussi, se couper de son smartphone, c’est, parait-il, se séparer de cette vie sociale. On a l’impression de s’isoler et de passer à côté d’informations essentielles. Cela s’avère donc angoissant et l’on a de plus en plus de difficulté à sortir sans son portable. Pourtant, la vie sociale d’internet n’est qu’un pâle reflet de la vraie vie sociale.

Rester sans cesse coller à notre smartphone tel un phubber risque à terme de nous éloigner de cette véritable vie sociale, car il n’est agréable pour personne de discuter avec une personne plongée dans son mobile.

Surcharge de travail

L’utilisation que nous faisons de notre samrtphone est également fortement liée à notre travail (voir notre étude sur l’hyper-utilisation des smartphones par les cadres). On utilise notre mobile pour lire nos mails, s’informer pour une mission bien précise, échanger des données professionnelles, etc… Non seulement les salariés échangent de moins en moins en direct, ce qui crée un vrai problème de communication, mais le souci est aussi que cette utilisation se fait même en dehors de notre temps (et espace) de travail.

Cela est surtout vrai pour les métiers à responsabilité. On rentre chez soi et on continue à rester connecté à son travail. Par exemple, une étude montre que 51 % des cadres français consultent leurs mails professionnels au lit. Regarder son portable est souvent le premier geste que l’on fait au réveil et le dernier geste que l’on fait avant de se coucher.

A terme, le risque est de tomber en surmenage et de craquer. Cela peut notamment s’exprimer en un burnout, c’est-à-dire un épuisement professionnel.

Prendre du recul pour reprendre le contrôle

Que ce soit au niveau social ou du travail, être esclave de son smartphone est une réalité. Il est donc impératif de se forcer à prendre du recul et de s’imposer des moments de déconnexion totale.

Cela passe par une detox digitale et cela est avant une question de motivation. Néanmoins, il existe des outils, des applications (voir notre sélection) et des services permettant de nous (ré)habituer à vivre sans internet et (presque) sans smartphone.