Tout savoir sur la nomophobie

Detox digitale et état de manque

En matière de detox digitale, le plus important avant tout de prendre conscience de son addiction envers les smartphones et autres tablettes tactiles. Une fois cette étape franchie, l’objectif est de prendre conscience que des solutions existent pour  réduire cette addiction et de rendre le quotidien plus confortable. 

Au sein des nouvelles tendances liées à la detox digitale, il y a un phénomène qui prend de l’ampleur, à savoir celui de nomophobie. Ensemble, apprenons-en plus sur ce néologisme synonyme de stress.

La nomophobie, c’est quoi?

La nomophobie est un terme qui a été inventé en 2008 en Grande-Bretagne. Il désigne toutes les angoisses et tout le stress accumulé par les utilisateurs de smartphones.

À vrai dire, il s’agit d’un véritable mot-valise puisque les deux premières syllabes signifient « pas de mobile » et les deux dernières syllabes signifient « la phobie ». En d’autres termes, la nomophobie désigne toute la crainte que peut avoir un individu face au fait d’être séparé de son smartphone.

Nom de Zeus

Il est certain que si des aventuriers tels que ceux du film « Retour Vers le Futur » revenaient, ils seraient grandement étonnés par ce néologisme.

La véritable question est finalement de comprendre comment un être humain peut-il développer une telle addiction pour un bout de métal deux moins de 200 grammes ? Toutefois, sans diaboliser les nouvelles technologies, qui n’a jamais râlé en partant de chez lui en se rendant compte qu’il avait oublié son smartphone?

À vrai dire, une récente étude menée en Grande-Bretagne montre qu’1 utilisateur sur 2 est anxieux à l’idée d’être séparé de son téléphone portable. Pire, la tranche des 18-24 ans bat tous les records puisque plus de 75 % ressente une forme de grand stress à l’idée de passer la journée sans leur smartphone. Ce phénomène est le même lorsque ces mêmes utilisateurs se rendent compte que leur smartphone n’a plus de batterie.

Sans smartphone = coupé du monde?

Concrètement, on ne peut pas jeter la pierre à ceux, les personnes atteintes de nomophobie, qui redoutent le fait d’être séparés de leurs smartphone. En effet, cet outil facilite tellement notre quotidien qu’il est impossible de leur en vouloir.

Que ce soit pour retrouver son chemin, dénicher un restaurant sympa près de chez soi, prendre en photo son plat pour le poster sur Instagram (sic), connaître les prochaines séances au cinéma ou encore consulter son compte bancaire, le smartphone est finalement devenu indispensable pour bon nombre d’actions du quotidien.

Bien souvent, et sans tomber dans une analyse psychologique, les utilisateurs ont alors l’impression d’être coupée du monde. Bien souvent, l’excuse d’une nomophobe est la suivante : « Et si il m’arrivait quelques chose? Comment prévenir les secours? ».

Cette excuse n’est pas vraiment valable, surtout lorsqu’on l’on voit le nombre de personnes qui ont préféré filmer les attentats de la semaine passée plutôt que d’appeler ces fameux secours…

La statistique qui tue

Juste en passant, sachez que selon une étude provenant du pays de l’Oncle Sam, 12 % des mamans âgés entre 18 et 35 ans ont pour habitude d’utiliser leur smartphone lors de leurs ébats. Vous avez dit hyper-connectés?

In fine, nous n’avons pas vraiment l’impression qui s’agisse d’un problème d’anxiété, mais bien une limite à se fixer soi-même pour soigner sa prétendue addiction.

Besoin d’une detox digitale?